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Ça s'agite dans l'ambisonique... 

Par Jean-Marc L Hotel - Publié le 12 February 2014
Ça s'agite dans l'ambisonique...

Soundfield annonce la sortie prochaine de son nouveau plugin Surroundzone 2  compatible PC et Mac, disponible en 32 et 64 bit, aux formats AAX, VST et AU.

Le plus incroyable, c’est que ce plugin, qui est plutôt assez puissant, est annoncé GRATUIT.

De quoi donner l’envie à ceux qui travaillent avec Protools de travailler enfin avec le bon outil en AAX.

http://www.tslproducts.com/soundfield/surroundzone2/

La fin des beta test est annoncée pour bientôt.

Pour ceux qui travaillent en VST, sur Reaper par exemple, un certain nombre de très bonnes nouvelles avait précédé l’annonce de Soundfield.

Blue Ripple Sound Limited, de Richard Furse avait annoncé la sortie d’outils d’ordres élevés très puissants ; TOA :
http://www.blueripplesound.com/product-listings/pro-audio

Ainsi que la mise à disposition gratuite d’outils basiques de manipulation :
http://www.blueripplesound.com/products/toa-core-vst

Là encore des lecteurs basiques de très bonne qualité (POA), encore en beta test, seront proposés prochainement.

Pour ne pas être en reste, Matthias Kronlachner, propose également une suite de traitement ambiX v0.1, montant également à des ordres élevés. Pour le moment, je n'arrive à utiliser que les versions 32 bit.
http://www.matthiaskronlachner.com/?p=2015

Sont toujours disponibles et toujours gratuits,  les plugins de Daniel Courville B2X pour Mac :
http://www.radio.uqam.ca/ambisonic/

Et le Visual Virtual Microphone repris par Core Audio, toujours gratuit, pour Mac et PC :
http://vvaudio.com/downloads

Et puis, il y a toujours le magnifique pluging de Svein Berge, Harpex, que vous devez pouvoir tester durant un mois. Il peut travailler en RTAS. Le player lui est gratuit :
http://www.harpex.net/download.html

 

 Si avec tout cela on continue d’utiliser les mauvais outils c’est qu’on le fait exprès.



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Commentaires (8)

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William Flageollet's picture

Et pour le mixage ?

Merci Jean-Marc pour cet inventaire de plug-ins gratuits

Mais je voudrais savoir ce qu'il en est au niveau du mixage ?
En parlant ici des mixages commerciaux auxquels nous sommes confrontés, nous les mixeurs et monteurs son

Un mixage en 5.1 ou 7.1 se doit impérativement de rester compatible dans ses downmixage stéréo et même mono !
Allons-nous avoir les mêmes problèmes que ceux que nous rencontrons avec des sons d'origine MS ?

Le seul format de mixage qui n'a pas besoin d'être rétro compatible est le Dolby Atmos, là où on peut faire ce que l'on veut mais à la limite de la psycho acoustique...

Daniel Courville's picture

Toujours compatible !

Un décodage du format-B en 5.1 ou 7.1 sera toujours compatible avec le downmix puisqu'il origine d'un groupe de capsules coïncidentes. On devrait pouvoir dire la même chose du MS, mais s'il produit de curieux résultats en downmix, il y aurait lieu de regarder les ratios des canaux lors de la conversion en LR: probablement trop de S... Si le MS est "explosé" en 5.1, encore une fois il y a lieu d'examiner la quantité de S quand les résultats en downmix sont... inconfortables.

Jean-Marc L Hotel's picture

Song for William

Je suis toujours très surpris d’observer les peurs suscitées par ces soit disant « nouveautés ».
Je dis soit disant car si le principe existe déjà depuis 30 ans, si il est couramment utilisé en Angleterre, l’ambisonique peine à trouver un écho de par chez nous.
Et pourtant ; c’est la plus belle réponse existante aux inquiétudes des monteurs et mixeurs « commerciaux ». Soit dit en passant, les autres, ils font quoi de leur travail ?
Car c’est le seul principe totalement indépendant des dispositifs de restitution.

La question que pose William me parait importante car je l’ai souvent entendue, lors de réunions officielles, dans la bouche de mixeurs « historiques ». A mes yeux, elle ne recouvre pas une querelle entre anciens et modernes, elle me semble au contraire, décrire une fracture entre ceux qui raisonnent « théorie » et ceux qui ont été renseignés par la «pratique».

C’est vrai que c’est un peu de notre faute, moi le premier, et qu’il me faudra certainement faire un « atelier » sur le sujet, car je tiens un discours un peu contradictoire, sur lequel je manque d’argumentation théorique mais pas d’exemples pratiques.
D’un coté, pour expliciter ce qu’est le décodage ambisonique, je dis que c’est un peu comme un triple M/S avec 3 bi (av-ar / g-d / h-b) plus un omni. Et c’est là que William s’engouffre dans la brèche (théorique) avec son souci récurrent du respect de la phase. Mais d’un autre coté, j’affirme ne pas être très à l’aise avec les sensations auditives produites par un dématriçage M/S. En fait les fameux déphasages, que nous pratiquons si couramment en France, ne me sont pas très agréables, je ressens toujours une sensation de d'étrangeté.
Alors où se situe la vérité ?

J’entends quotidiennement une différence majeure entre la double M/S telle que nous la pratiquons et l’ambisonique. Et je trouve qu’il y a une certaine mauvaise foi à reprocher à un système une chose et son contraire. Nous n'aimerions pas les systèmes coïncidents, parce qu'ils sont coïncidents, mais nous voulons respecter la phase.Comme le rappelle Gaël Nicolas, l'ambisonique est un système basé sur l'intensité (l’importance que je souligne du : point d'écoute) et non sur la phase (comme les arbres et autres systèmes multi-micros espacés). Le plus important, à mes oreilles, dans un système ambisonique performant est l’attention portée à la coïncidence des capsules dans un agencement en tétraèdre régulier (décrit par Gerzon) ainsi que le soin apporté à la calibration de ces capsules. Ce qui permet de « synthétiser » d’excellents microphones bi-directionnels jusqu'aux environs de 10 kHz dans le cas des ST 350 et 450. Un bon microphone bi-directif présente des lobes parfaitement symétriques. C'est donc, comme le dit Arnaud Damien de Euphonia, avant tout du côté "métrologique" que se situe la différence avec les M/S, comme avec les formats B natifs, lesquels présentent une coïncidence très relative, ainsi que des lobes constituant les 2 boucles des 8 souvent peu symétriques en moyennes et hautes fréquences.
C’est donc pour moi, cette coïncidence des capteurs qui fait la force de l’ambisonique et répond aux inquiétudes de William.

Cela nous permet tous types de rendus de la mono jusqu’à 64 hauts parleurs avec le même élément sonore de départ sans aucun problème de phase. Pour fabriquer les différents programmes, la méthode n’est peut-être pas de rendre un downmixage automatique à partir du mixage avec le plus grand nombre de HP, mais de fabriquer, en parallèle avec les mêmes éléments, les différentes configurations de sortie. Cela ne nécessite pas de temps supplémentaire et évite de se prendre la tête à résoudre les problèmes que l’on s’est soi-même crées.

Si je peux me permettre, un petit essai, te montrerait immédiatement que « tu n’aurais pas les mêmes problèmes que ceux que tu rencontres avec des sons d’origine MS ».
Tout comme la légende urbaine de l’absence de profondeur de champ des micros à capsules coïncidents, ou celle de la piètre qualité des capsules Soundfield, sans parler de l’absence d’intérêt de la composante verticale du son, il suffit en général d’en faire personnellement l’expérience pour s’apercevoir qu’il n’en est absolument rien.
Alors, qui ose expérimenter ?

Jean-Marc L’HOTEL

PS : afin de toucher du doigt la problématique de non-coïncidence des capsules sur un micro de format A, le DPA4 par exemple, utilisez le plugin de Euphonia DPA4toB pour voir comment cela peut-être amélioré. Je pense que cette compensation de l’écartement des capsules est déjà intégrée dans le plugin de Soundfield pour manipuler le SPS 200.
http://euphonia.fr/Plugins.html

Yves Capus's picture

Si je puis me permettre..les

Si je puis me permettre..les questions de compatibilté ms ou Ambisonic ou whatever de coincident; sont "reveles" au mixage mais proviennent de la prise de son... et oui parfois on rate son coup :) ..
particulierement avc les systemes coincidents qui sont tres sensibles aux acoustiques
( reflexions, resonances, reverb, onde stationnaires, obstacle etc) et attenuer le "s" reviend a attenuer la stereophonie ,ce qui est rarement le but recherché .. En interieur la Pds "ms" et j'imagine donc Ambissonic recquiert un soin tres particulier et n'est parfois, tt simplement pas possible !
Il est des acoustiques, des contextes devant lesquels il faut un peu d'humilté, aucun systeme n'est universel.

Daniel Courville's picture

Est-ce documenté ?

Est-ce qu'il existe une documentation sur le fait qu'un prise de son non-coïncidente est plus "résistante" aux mauvaises conditions acoustiques qu'une pds coïncidente ?

Yves Capus's picture

Cherche et tu trouveras.

Je ne dis pas qu'est elle est plus ou moins sensible a l'acoustique qu un autre systeme, je dis quelle est particulierement sensible, tout court .

Documentée en comparaison je connais pas, a part peut etre ce qui peux etre deduit des travaux de M.Williams,mais je ne voudrais pas ouvrir là une querelle picocroline .. ca n'est pas le sujet de de JM L'Hotel.

Jean-Marc L Hotel's picture

Pas mieux

Cela fait longtemps que je n’ai pas lu un compliment aussi agréable sur les micros ambisoniques: «particulièrement sensible» . Personnellement çà me convient ... c'est d’ailleurs pour cette raison que j'aime ces systèmes : parce qu'ils me rendent bien l'acoustique des lieux.
Mais je n’ai aucunement l’intention de « convertir » qui que ce soit.
Le meilleur des systèmes sera toujours celui que l’on connait le mieux.
Je peux donc vous parler de ce que je connais bien. Mais je laisserai toujours une part de doute. Je serai bien incapable de vous dire, que le système que je préfère est le seul à faire ceci ou cela, ne manipulant pas quotidiennement les autres, et sachant que l’on peut toujours arriver à ses fins par d’autres chemins.
En revanche, si il y a des curieux, je peux montrer les portes à pousser.

Jean-Marc L’HOTEL

Yves Capus's picture

Pour argumenter un peu..nous

Pour argumenter un peu..nous parlons là de "son à l'image" ou la liberté de placement est contrainte par le cadre.
Je me rappelle d'une sequence au Maroc, un entretiens avec une dame agee assise sur un canapé dans une piece vide au mur chaulés, le cadre devoilait la mer par la fenetre ouverte, tandisque la distance critique devait se situer a 20cm de la source...
J'avais placé un ms pour une ambiance simultanée..impossible.. j'avais l'impression que le cardio et le le bi se battaient l'un l'autre , que la reverberation se ruait dans les cones d'ombre du bi alors que, par le passe haut acoustique du cardio Poseidon devenait Eole . Je suis certain que dans ce cas de figure, 2 micros à la directivité identique, et moins correlés qu'un ms auraient pu mieux fonctionner. Il faut beaucoup de cordes à son arc et le systeme qu'on connait le mieux n'est pas necessairement le meilleur, on est jamais trahi que par ses amis .. :)