• news Syndicate content

PROJECTION IMAX DU MARSUPILAMI 

Par Thierry Lebon - Publié le 17 March 2012
PROJECTION IMAX DU MARSUPILAMI

Nous essayons d'organiser avec l'AFC, et plus particulièrement Laurent Daillan (chef opérateur), une projection du film "Sur la piste du Marsupilami" sur lequel nous avons travaillé et qui sera le premier film européen a être diffusé en IMAX.

Pour info, IMAX: http://fr.wikipedia.org/wiki/IMAX

Projection pour les membres AFSI et AFC du film : Sur la piste du Marsupilami, vendredi 13 avrilL'horaire vous sera transmis individuellement)

http://www.afsi.eu/activite/projection-imax?tab2=2

À bientôt

TL


Commentaires (1)

Vous devez vous identifier pour poster des commentaires.
Tout masquer/afficher
Jean Casanova's picture

Vraiment de l'IMAX ?

Le principe et l'intérêt de l'IMAX est double : grande surface d'écran (minimum 22 mètres de base) et proximité plus importante du spectateur à l'écran permise par une définition hors paire de l'image grâce à l'utilisation d'une surface de pellicule nettement plus importante, soit au tournage (rare), soit à la projection.

Pour arriver à cette fin d'une surface de projection importante, le standard originel IMAX utilise de la pellicule 70 mm avec défilement à plat, l'image est parallèle au sens de défilement de la pellicule, contrairement au 70 mm classique où l'image est perpendiculaire au sens de défilement, ce qui autorise une surface argentique plus de huit fois supérieure à celle d'une image 35 mm full-frame.

La plupart des films de fiction projetés en IMAX n'ont en fait pas été tournés avec des caméras IMAX, seuls quelques blockbusters célèbres ont utilisé cette technique de prise de vues pour des séquences très particulières. Les films tournés en 35 mm voire en numérique sont donc ensuite gonflés pour une projection IMAX argentique (procédé exclusif IMAX DMR, Digital Media Remastering).

Pierre Etaix a, me semble-t-il, été l'un des rares à tourner un film de fiction entièrement en IMAX argentique, "J'écris dans l'espace" (1989), pour une projection en OMNIMAX à la Géode (une fiction sur la révolution française).

Certains ont pu admirer la qualité d'une telle projection IMAX 70 mm, qui plus est en relief, au Gaumont Disney pour le film Avatar (IMAX 3D en projection argentique), une expérience inoubliable, comme l'avait été celle tout aussi inoubliable de "Playtime" de Jacques Tati en 70 mm au Grand Rex.

Parallèlement à l'IMAX argentique, la société canadienne IMAX a développé en 2008 le standard de projection IMAX numérique qui, tout en conservant une surface d'écran importante, a remplacé la pellicule 70 mm par l'utilisation combinée de deux projecteurs 2K, et bientôt 4K, dont les images sont projetées l'une sur l'autre amenant une meilleure luminosité par rapport à une simple projection numérique 2K. D'aucuns pensent que ce procédé est cependant moins performant qu'une simple projection 4K classique (le futur de la projection numérique) et que l'on est très loin de la définition de l'IMAX 70 mm argentique (12000 × 8700 pixels en théorie, ou 6120 × 4500 pixels réellement discernables).

Après la projection d'Avatar, Gaumont Disney a malheureusement remplacé ses projecteurs IMAX 70 mm par des projecteurs IMAX numériques 2K. En France n'existe donc plus que des salles IMAX numériques (deux dans la région parisienne, trois en province, hormis les domes) mais à terme, du fait des investissements bien moindre de l'IMAX numérique sur l'IMAX argentique, cette technologie de projection devrait rencontrer un fort succès.

Encore faut-il que les films s'y prêtent ! En effet, à mon sens, l'attrait principal de l'IMAX est l’immersion intégrale du spectateur dans le contenu de l'image (comme le son multicanal), le Marsupilami sera-t-il de ceux-là ? Venez en tout cas nombreux à vous éblouir les yeux !