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Le cinéma numérique vulnérable ! Un rapport de l'Academy of Motion Picture Arts & Sciences  

Par William Flageollet - Publié le 26 January 2012

Le cinéma numérique vulnérable ! Un rapport de l'Academy of Motion Picture Arts & Sciences

Voici la traduction par Philippe Brelot d'un article du Variety du 18 janvier 2012 de David S. Cohen sur le rapport "Le dilemme numérique 2" établi par le Science & Technology Council de l'Academy of Motion Picture Arts & Sciences

"Le jour ou le festival de Sundance a ouvert ses portes et Eastman Kodak s'est déclaré en faillite, la "Motion Picture Academy" a jeté un pavé dans la "mare tranquille" du cinéma numérique.

« Préserver les films est un problème permanent pour toute l'industrie du cinéma, mais un nouveau rapport de l'Académie nous prévient que les films tournés ou finis en numérique feront face à une durée de vie si courte qu'ils peuvent même être perdus avant même d'arriver en distribution. Pire, les cinéastes de films indépendants et de documentaires, dont le travail est plus vulnérable à ce risque, semblent inconscients des dangers. Ces sombres conclusions figurent dans la partie 2 du très attendu rapport sur les problèmes de conservation numérique de l'Academy & Technology Council, intitulé : "Dilemme numérique". Elles alimenteront probablement les conversations à Park City [où aura lieu le Sundance Film Festival 2012] » ...

La traduction complète :

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Commentaires (1)

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Pierre-Antoine Coutant's picture

Enfin une prise de conscience !

Merci pour cet article très éclairant. Mais il fallait être bien naïf pour croire que le numérique se conserverait facilement et éternellement. Personnellement je suis convaincu depuis le début que le passage au numérique nous a fait passer dans l'ère du "bino-dégradable". J'avais déjà lu au siècle dernier un rapport de la Bibliothèque Nationale qui gère le dépôt légal en France. Ses conclusions étaient assez frappantes concernants le retour d'expérience sur dix ans pour la conservation des CD audio.

La vulnérabilité du numérique ne devrait donc pas être une surprise aujourd'hui. D'autant que la question n'est pas seulement économique. Une oeuvre d'art n'est-elle pas destinée à vivre éternellement ? Et si l'humanité perdait la mémoire ?

Il y a déjà une prise de conscience. C'est pas si mal. Quant au trou de mémoire audiovisuelle des archives on parie sur combien : 30 ans , 40 ans ?